Les progressistes critiquent Israël et négligent la brutalité de l’Iran | Le Poste de Jérusalem

Jerusalem Post - 13/01
Si votre indignation dépend de celui qui tient l’arme plutôt que de celui qui la porte, vous ne pratiquez pas les droits de l’homme. Vous êtes impliqué en politique tout en prétendant soutenir les droits de l’homme.

Pendant que vous lisez ces lignes, quelqu’un est conduit à l’exécution en Iran. Le régime a procédé en moyenne à plus de deux exécutions par jour en 2024, soit au moins 975 personnes, soit le nombre le plus élevé depuis une décennie. À la mi-2025, 612 autres personnes étaient mortes. Les observateurs internationaux débattent pour savoir si le décompte des morts s'est arrêté à 901 ou a atteint 975. Les deux chiffres racontent la même histoire.

Le monde le sait. Le monde regarde ailleurs.

Israël occupe le centre d’un jeu moral mondial. L’Iran travaille en coulisses, faisant ce qu’il a toujours fait, avec beaucoup moins d’interruptions. Le monde continue de faire ce choix. Il en va de même pour certaines des voix les plus fortes de la politique progressiste américaine.

À l’heure actuelle, les autorités iraniennes traquent les manifestants qui ont envahi les rues fin décembre 2025. Amnesty International et Human Rights Watch ont documenté les premiers mouvements : force illégale, arrestations massives et meurtres. En quelques jours, des traqueurs extérieurs cités par Associated Press ont signalé que le nombre de morts dépassait les 600 et que les centres de détention se remplissaient. La répression s’intensifie rapidement lorsque le régime se sent menacé. C’est toujours le cas.

À l'heure actuelle, les femmes et les filles qui ont rejoint les manifestations « Femme, Vie, Liberté » vivent en détention avec ce qui leur est arrivé. La mission d’enquête de l’ONU a documenté cette tendance. Le rapport 2024 du Département d'État américain le décrit sans ambiguïté : abus sexuels, viols, menaces de viol. Dans la société occidentale d’aujourd’hui, la violence sexuelle est une politique. Cela n’impressionne guère la machine à indignation mondiale.

PHOTO DE DOSSIER : Des manifestants crient des slogans lors d'une manifestation suite à la mort de Mahsa Amini en Iran, à Istanbul, Turquie, le 2 octobre 2022. (crédit : REUTERS/Dilara Senkaya/File Photo)

À l’heure actuelle, l’Iran criminalise l’existence des citoyens LGBTQ. Les relations homosexuelles entraînent de graves châtiments corporels, voire dans certains cas l'exécution. L'État applique cette loi.

À l’heure actuelle, certains législateurs américains qui ont passé 2023 et 2024 à crier au « génocide » contre Israël restent stratégiquement silencieux à propos de l’Iran.

La distinction est définitive.

Sande...
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